Couple LGBT francophone au Paraguay : 0 % d'impôts, sécurité juridique, et Buenos Aires à 90 minutes en 2026
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« En France, on était un couple gay "toléré". Les gens sont polis, la loi nous protège, mais le regard social reste pesant. Quand on a commencé à parler d'expatriation fiscale, nos amis hétéros nous ont dit : "Vous êtes fous, un couple gay en Amérique du Sud ?" Ils projetaient leurs clichés. La réalité paraguayenne est plus nuancée — et surtout, personne ne nous a jamais demandé à qui on payait nos impôts. »
Thomas et Julien ont 37 et 39 ans. Ils sont pacsés, tous deux entrepreneurs digitaux — Thomas est développeur full-stack freelance (clients SaaS européens), Julien est consultant SEO/content marketing (clients agences et e-commerces francophones). Revenus combinés : 280 000 €/an. Depuis leur installation à Asunción en 2024, ils vivent et travaillent dans le quartier Carmelitas, gèrent leurs activités via deux LLC US, et conservent la totalité de leurs revenus à 0 %.
Voici leur histoire — reconstituée à partir de profils représentatifs de couples francophones installés au Paraguay. Les prénoms et certains détails ont été modifiés pour respecter la confidentialité.
Le contexte : un couple LGBT francophone face à l'expatriation
Pourquoi ce témoignage est nécessaire
La quasi-totalité des témoignages d'expatriation fiscale sont racontés par des hommes hétérosexuels, souvent en couple avec enfants ou célibataires. Les couples LGBT sont absents du récit — comme si l'optimisation fiscale avait une orientation sexuelle. Thomas et Julien veulent changer cette perception :
- Les couples LGBT ont les mêmes besoins fiscaux et patrimoniaux que les couples hétéros (revenus, impôts, succession, transmission)
- Ils ont des préoccupations spécifiques (reconnaissance du couple, cadre juridique, acceptation sociale, droits PACS/mariage à l'étranger)
- Le Paraguay est un pays conservateur socialement — c'est un fait qu'il faut aborder honnêtement
- Mais conservateur ne veut pas dire hostile — la nuance est importante
La situation en France avant le départ
Thomas et Julien étaient pacsés et vivaient à Nantes :
- Thomas : développeur full-stack freelance. CA 170 000 €/an (BNC au réel). Clients : startups SaaS européennes (France, Allemagne, UK). Travaille à distance depuis toujours.
- Julien : consultant SEO/content marketing. CA 110 000 €/an (micro-entreprise dépassé → EI au réel). Clients : agences digitales et e-commerces francophones.
- Revenus combinés : 280 000 € brut/an
- Pacsé : déclaration fiscale commune, 2 parts
La fiscalité du couple à Nantes
| Poste | Thomas | Julien | Total couple |
|---|---|---|---|
| CA brut | 170 000 € | 110 000 € | 280 000 € |
| Charges déductibles | -15 000 € | -10 000 € | -25 000 € |
| BNC net imposable | 155 000 € | 100 000 € | 255 000 € |
| URSSAF (~25 % sur BNC) | ~38 750 € | ~25 000 € | ~63 750 € |
| IR (barème progressif, 2 parts PACS) | ~46 000 € combiné | ~46 000 € | |
| CSG/CRDS non déductible | ~7 500 € | ~7 500 € | |
| CFE (2 activités) | ~2 500 € | ~2 500 € | |
| Total prélèvements | ~119 750 € | ||
| Taux effectif sur BNC net | ~47 % | ||
Le couple payait ~120 000 €/an d'impôts et charges. Avec un coût de vie nantais de ~40 000 €/an (loyer T3 70 m², alimentation, transport, sorties), il leur restait ~95 000 € d'épargne. Confortable mais frustrant quand on voit 120 000 € partir chaque année.
Thomas : « On gagnait bien, on épargnait correctement. Mais quand tu calcules que tu travailles jusqu'en juillet pour payer tes impôts et charges, ça te mine. Surtout quand tu réalises que tout ton business est digital, que tes clients sont à Berlin et à Londres, et que la France ne te rend aucun service spécifique en échange de ces 120 000 €. »
La question LGBT : le Paraguay est-il un pays sûr ?
Le cadre juridique paraguayen
Soyons factuels et honnêtes :
- L'homosexualité est légale au Paraguay (dépénalisée en 1880 — bien avant la France qui l'a dépénalisée en 1982)
- Pas de mariage homosexuel : la Constitution paraguayenne de 1992 définit le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. Pas de PACS ou d'union civile pour les couples de même sexe.
- Pas de loi anti-discrimination explicite : pas de protection légale spécifique contre la discrimination basée sur l'orientation sexuelle (mais pas de loi discriminatoire non plus)
- Société conservatrice : le Paraguay est un pays catholique et conservateur. La majorité de la population a des valeurs traditionnelles sur la famille et le mariage.
- Pas de violence anti-LGBT systémique : le Paraguay n'est pas l'Iran, la Russie ou l'Arabie Saoudite. Il n'y a pas de persécution étatique, pas de police des mœurs, pas de lois criminalisant l'homosexualité.
La réalité quotidienne selon Thomas et Julien
Après 20 mois de vie à Asunción :
- Discrétion respectueuse : « Le Paraguay fonctionne sur un principe non-dit : ce que vous faites chez vous ne regarde personne. Les Paraguayens ne vous poseront pas de questions sur votre vie privée. On ne nous a jamais demandé si on était "amis" ou "couple". Les gens sont polis et discrets. »
- Pas de PDA (Public Display of Affection) : « On ne se tient pas la main dans la rue et on ne s'embrasse pas en public. C'est un choix pragmatique, pas un sacrifice insupportable. En France non plus, on ne faisait pas ça dans tous les contextes. C'est une question de lecture sociale. »
- Le logement : « On a loué un appartement ensemble sans aucun problème. Le propriétaire n'a rien demandé, l'agence n'a rien dit. Deux hommes qui louent un appartement ensemble = aucune question. C'est Asunción, pas un village isolé du Chaco. »
- Les voisins : « Nos voisins nous connaissent. Certains ont probablement compris. Personne n'a jamais fait la moindre remarque, le moindre regard hostile. Les Paraguayens sont fondamentalement accueillants et non-intrusifs. »
- La communauté expat : « La communauté expatriée francophone nous a accueillis sans la moindre distinction. On est "Thomas et Julien, les développeurs", pas "le couple gay". Notre orientation est un non-sujet. »
- Les interactions professionnelles : « Nos clients ne savent pas où nous vivons ni avec qui. Notre LLC US n'a pas d'orientation sexuelle. Le business est le business. »
Ce que Thomas et Julien recommandent aux couples LGBT
- Quartiers : « Villa Morra, Carmelitas, Manorá = quartiers cosmopolites et éduqués. C'est là que vivent les expatriés et la classe moyenne supérieure paraguayenne. L'acceptation est naturelle dans ces quartiers. Nous ne recommandons pas de s'installer dans des zones rurales ou très populaires où les mentalités sont plus traditionnelles. »
- Discrétion culturelle : « Le Paraguay n'est pas Amsterdam. La discrétion est la norme sociale pour TOUS les couples (hétéros inclus — les Paraguayens ne sont pas démonstratifs en public en général). S'adapter à cette norme n'est pas de l'homophobie, c'est du respect culturel. »
- Scène LGBT : « Il existe une petite scène LGBT à Asunción : quelques bars friendly, des groupes privés, des événements discrets. Ce n'est pas le Marais. Mais ça existe. Et Buenos Aires — capitale LGBT de l'Amérique du Sud — est à 1h30 d'avion. C'est notre soupape sociale. »
Le cadre juridique du couple non-marié au Paraguay
Le PACS français et le Paraguay
Le PACS français n'est pas reconnu au Paraguay. Conséquences pratiques :
- Résidence : chaque partenaire obtient sa résidence paraguayenne individuellement (pas de regroupement familial basé sur le PACS). Coût : 2 500 € par personne. Thomas et Julien ont chacun leur cédula.
- Fiscalité PY : chacun est contribuable individuel au Paraguay. Pas de déclaration commune. Mais comme l'impôt est 0 % sur revenus étrangers, ça ne change rien.
- Immobilier : achat en indivision possible (les deux noms sur le titre). Pas de restriction liée à l'orientation sexuelle pour l'achat immobilier.
- Succession : en droit paraguayen, le partenaire non-marié n'est pas héritier légal. Solution : testament notarié désignant l'autre comme légataire (dans la limite de la quotité disponible de 20 %). Ou : assurance-vie avec clause bénéficiaire au partenaire.
- Compte bancaire : pas de compte joint "couple" mais comptes individuels avec procuration réciproque possible.
La protection juridique du couple
Thomas et Julien ont pris des précautions juridiques adaptées à leur situation :
- Testaments croisés : chacun a rédigé un testament paraguayen (escritura pública) désignant l'autre comme légataire de la quotité disponible (20 % en droit PY). Pour protéger au-delà, ils ont opté pour la loi française dans leurs testaments (quotité disponible 50-100 % sans héritier réservataire car pas d'enfants).
- Assurance-vie luxembourgeoise : chacun a souscrit un contrat avec l'autre comme bénéficiaire. Transmission hors succession = pas de limitation de quotité disponible. Capital transmis à 0 % si bénéficiaire résident PY. C'est l'outil le plus puissant pour les couples non-mariés (voir notre guide assurance-vie luxembourgeoise).
- Procurations bancaires : chacun est mandataire sur les comptes de l'autre (Mercury Bank + compte paraguayen). En cas d'accident ou d'incapacité, l'autre peut gérer les finances.
- LLC US : possibilité de créer une LLC commune (multi-member) si des projets business communs se développent. Pour l'instant, chacun a sa propre LLC.
- Mandat de protection future : document notarié paraguayen désignant l'autre comme mandataire en cas d'incapacité médicale. Équivalent local du mandat de protection future français.
Le business depuis Asunción : deux freelances, une synergie
L'organisation du couple qui travaille ensemble
Thomas et Julien travaillent tous les deux depuis leur appartement (3 pièces à Carmelitas, 800 USD/mois) mais dans des domaines complémentaires :
- Thomas (développeur) : bureau dans la deuxième chambre, 2 écrans, setup dev professionnel. Clients : 3 startups SaaS européennes en retainer (6 000-10 000 €/mois chacune) + missions ponctuelles. Stack : React, Node.js, AWS.
- Julien (SEO/content) : bureau dans le salon (coin dédié). Clients : 5 agences/e-commerces en retainer (1 500-4 000 €/mois chacun) + audits SEO ponctuels (2 000-5 000 €/audit). Outils : Ahrefs, Semrush, Surfer SEO, Google Analytics.
- Synergie : quand un client de Julien a besoin de développement, Thomas intervient (et vice-versa). Facturation croisée entre les deux LLC US. ~15 000 €/an de CA croisé.
L'organisation quotidienne
- 8h-12h : les deux travaillent en parallèle (calls Europe = 12h-16h heure Paris, parfait pour le matin Asunción)
- 12h-13h : pause déjeuner ensemble (cuisine maison ou restaurant local à 5 minutes à pied)
- 13h-17h : travail de fond (Thomas : coding en deep work, Julien : rédaction contenu et analyse données)
- 17h-18h : sport (salle de sport du quartier, 35 USD/mois chacun)
- 18h+ : vie personnelle, sorties, cours d'espagnol (2x/semaine, cours à deux avec le même prof)
Julien : « Travailler ensemble à la maison était déjà notre mode de vie à Nantes. Au Paraguay, c'est pareil — en mieux. L'appartement est plus grand (90 m² vs 70 m² à Nantes pour le même prix), on a chacun notre espace, et l'ambiance est plus détendue. Pas de métro le matin, pas de bureau bruyant, pas de réunions inutiles. »
Les résultats financiers
| Poste | France (Nantes, BNC) | Paraguay (LLC US) |
|---|---|---|
| CA combiné | 280 000 € | 310 000 € (+11 %, clients supplémentaires acceptés) |
| Charges opérationnelles | 25 000 € | 28 000 € (+ 2 LLC US + comptable PY) |
| URSSAF + IR + CSG + CFE | 119 750 € | 0 € |
| Coût de vie (couple) | 40 000 € (Nantes) | 20 000 € (Asunción) |
| Épargne annuelle | ~95 000 € | ~262 000 € |
Épargne augmentée de +167 000 €/an. Sur 5 ans : +835 000 € de patrimoine supplémentaire.
Le quotidien d'un couple LGBT à Asunción
Le cadre de vie
| Aspect | Nantes (avant) | Asunción (après) |
|---|---|---|
| Logement | T3 70 m², quartier Île de Nantes, 1 050 €/mois | T3 90 m², Carmelitas, résidence gardien 24h, 800 USD/mois |
| Restaurant (fréquence) | 2x/semaine, 25-40 €/personne | 4-5x/semaine, 8-15 €/personne |
| Sport | Salle 80 €/mois (2 abonnements) | Salle 70 USD/mois (2 abonnements) + piscine résidence gratuite |
| Week-ends | Nantes, La Baule, parfois Paris | Buenos Aires (1h30 vol, 60-120 € A/R), Iguazú, Encarnación |
| Vie sociale LGBT | Scène nantaise correcte (quelques bars, associations) | Scène asuncénienne très discrète + Buenos Aires comme soupape |
| Climat | Atlantique (pluie fréquente, hivers gris 5-10°C) | Subtropical (300+ jours soleil, hivers doux 12-20°C) |
Buenos Aires : l'extension naturelle

Pour Thomas et Julien, Buenos Aires est devenue une extension de leur vie à Asunción :
- 1h30 d'avion, 60-120 € A/R (Flybondi, JetSMART = low cost sud-américaines)
- Capitale LGBT d'Amérique du Sud : mariage homosexuel légal en Argentine depuis 2010, quartier Palermo/San Telmo ultra-friendly, scène culturelle et nocturne vibrante
- Week-ends mensuels : Thomas et Julien vont à Buenos Aires 1-2 fois par mois. Sortir, voir des amis argentins, profiter de la vie culturelle. « BA c'est notre Paris. Asunción c'est notre maison. L'un n'existe pas sans l'autre. »
- Réseau social : ils ont construit un réseau d'amis à Buenos Aires (expatriés francophones + Argentins). « On a plus d'amis entre Asunción et BA qu'on en avait à Nantes. La communauté internationale en Amérique du Sud est incroyablement ouverte et accueillante. »
L'acceptation au quotidien : ni paradis ni enfer
Thomas résume l'expérience avec nuance :
- « Le Paraguay n'est pas la Scandinavie en matière de droits LGBT. Pas de mariage, pas de PACS local, pas de loi anti-discrimination explicite. C'est un fait. »
- « Mais le Paraguay n'est pas non plus la Tchétchénie. On vit notre vie, on travaille, on sort, on mange au restaurant, on voyage. Personne ne nous agresse, personne ne nous insulte, personne ne nous exclut. »
- « La réalité, c'est que 99 % de notre vie ici est identique à celle d'un couple hétéro. On travaille, on mange, on fait du sport, on voit des amis. Le 1 % de différence, c'est qu'on ne se tient pas la main dans la rue. Honnêtement, on le faisait pas non plus dans tous les contextes à Nantes. »
- « Le deal est clair : on accepte un pays culturellement conservateur en échange de 0 % d'impôts, d'un coût de vie imbattable, et de Buenos Aires à 1h30. C'est un compromis. Mais c'est un compromis massivement en notre faveur. »
La planification patrimoniale du couple LGBT au Paraguay
Le défi spécifique : protéger le partenaire
Pour un couple marié hétérosexuel, le conjoint survivant hérite automatiquement (droits légaux). Pour un couple non-marié (PACS non reconnu au Paraguay, pas de mariage homosexuel), le partenaire n'est pas héritier légal. Sans disposition spécifique, c'est la famille biologique qui hérite. C'est un risque majeur à anticiper.
La stratégie de protection patrimoniale de Thomas et Julien
- Testaments croisés avec choix loi française : en choisissant la loi française dans leurs testaments (Règlement européen 650/2012), ils peuvent léguer 100 % de leur patrimoine à l'autre (pas d'enfants = pas de réserve héréditaire en droit français). Le testament paraguayen (escritura pública) est complété par un testament français (notaire par procuration) pour la sécurité juridique.
- Assurance-vie luxembourgeoise : chacun a un contrat avec l'autre comme bénéficiaire. Capital : 150 000 € par contrat. Transmission hors succession = contourne les limites du droit paraguayen. Le bénéficiaire reçoit le capital directement, sans passer par la succession. 0 % d'impôt au Paraguay.
- Indivision immobilière : s'ils achètent un bien au Paraguay, les deux noms figurent sur le titre en indivision 50/50. Au décès d'un, l'autre conserve sa moitié et hérite de l'autre via le testament.
- LLC US : chacun est membre unique de sa propre LLC. En cas de décès, l'operating agreement prévoit le transfert des parts au partenaire survivant (désigné comme successeur dans l'operating agreement).
- Procurations médicales et bancaires : documents notariés paraguayens qui donnent à chacun les pouvoirs de décision en cas d'incapacité de l'autre. Essentiel pour les couples non-mariés.
Julien : « La planification juridique nous a coûté ~5 000 € (notaire PY + notaire FR + courtier AV luxembourgeoise). C'est le prix de la tranquillité. Sans ça, si Thomas a un accident, sa famille biologique pourrait tout récupérer et me laisser sans rien. Avec notre structuration, on est protégés comme si on était mariés — voire mieux. »
Les défis spécifiques et les surprises
La famille biologique
- Parents de Thomas : acceptation progressive de l'homosexualité, mais inquiets pour la "sécurité" au Paraguay. Rassurés après une visite de 2 semaines à Asunción. « Ils ont vu notre appartement, notre quartier, nos amis. Ils ont mangé le meilleur asado de leur vie. Ma mère a dit : "C'est mieux que ce que j'imaginais." »
- Parents de Julien : plus conservateurs, acceptation difficile du couple ET de l'expatriation. « Double peine pour eux : leur fils est gay ET il part au Paraguay. Mais quand ils ont vu nos comptes en banque, mon père — comptable — a dit : "Fiscalement, c'est imparable." C'est pas de l'acceptation totale, mais c'est un début. »
La communauté francophone au Paraguay
- « La communauté francophone d'Asunción nous a accueillis naturellement. Personne n'a fait de commentaire, personne n'a posé de questions intrusives. On est "Thomas et Julien", point. Les expats sont par définition des gens ouverts — ils ont quitté leur pays, ils ne sont pas dans le jugement. »
- « On a noué des amitiés sincères avec des couples hétéros, des familles, des célibataires. Notre orientation n'est jamais un sujet de conversation. C'est rafraîchissant après la France où l'identité LGBT est souvent politisée dans les interactions sociales. »
La langue et la culture
- « L'espagnol paraguayen est chaleureux et accessible. On prend des cours ensemble — c'est devenu notre activité de couple du mardi et jeudi soir. Le prof est paraguayen, il sait qu'on est un couple, il s'en fiche complètement. »
- « La culture paraguayenne est centrée sur la famille, le respect, l'accueil. Ces valeurs ne sont pas contradictoires avec l'homosexualité — elles sont contradictoires avec l'exhibitionnisme, toutes orientations confondues. Quand tu respectes la culture locale, la culture locale te respecte. »
Les surprises positives
- La chaleur humaine : « Les Paraguayens sont les gens les plus accueillants qu'on ait rencontrés. On a été invités à des fêtes de famille, des barbecues de voisins, des anniversaires de collègues de notre prof d'espagnol. L'hospitalité paraguayenne est réelle et inconditionnelle. »
- Le coût de la vie : « On vit mieux à deux à Asunción pour 1 700 €/mois qu'on vivait à Nantes pour 3 300 €/mois. Restaurant 5 fois par semaine, salle de sport, piscine, femme de ménage une fois par semaine. C'est un standing de vie qu'on n'aurait jamais eu en France à nos revenus. »
- Le temps : « On travaille 35h/semaine chacun au lieu de 45-50h. On a du temps pour le sport, l'espagnol, la cuisine, les voyages. Le week-end, on va à Buenos Aires ou on explore le Paraguay. On vit vraiment. En France, on survivait entre les deadlines et les impôts. »
Les résultats après 20 mois

Le bilan chiffré
| Indicateur | Nantes (avant) | Asunción (après) |
|---|---|---|
| CA combiné | 280 000 € | 310 000 € |
| Impôts + charges | 119 750 € | 0 € |
| Coût de vie | 40 000 € | 20 000 € |
| Épargne annuelle | 95 000 € | 262 000 € |
| Patrimoine accumulé (20 mois) | ~160 000 € (projeté) | ~440 000 € (réel, investi) |
| Répartition patrimoine | PEA + livrets | ETF via LLC US (200k€), AV luxembourgeoise (150k€ × 2), trésorerie Mercury (40k€) |
La projection
| Horizon | Scénario France | Scénario Paraguay |
|---|---|---|
| Patrimoine à 5 ans | ~580 000 € | ~1 600 000 € |
| Patrimoine à 10 ans | ~1 350 000 € | ~3 800 000 € |
| Indépendance financière (patrimoine × 4 % = revenu passif suffisant) | ~55 ans | ~45 ans |
Thomas et Julien visent l'indépendance financière à 45 ans — 10 ans plus tôt qu'en restant en France. Avec 3,8 M€ de patrimoine à 10 ans, ils pourraient générer 152 000 €/an de revenus passifs (4 % rule). De quoi vivre confortablement n'importe où dans le monde.
Le message aux couples LGBT francophones
Thomas et Julien s'adressent directement aux couples LGBT qui hésitent :
- « Ne laissez pas les clichés décider pour vous. » « L'Amérique du Sud, c'est pas ce que vous imaginez depuis votre salon parisien. Asunción est une ville cosmopolite avec des quartiers modernes et sûrs. Le Paraguay est conservateur mais pas hostile. La nuance est importante. »
- « L'argent achète la liberté. » « Avec 262 000 € d'épargne/an au lieu de 95 000 €, on achète notre liberté future. L'indépendance financière à 45 ans, c'est la liberté de vivre où on veut, comme on veut, avec qui on veut. Aucun pays conservateur ne pourra nous retenir si on décide de partir. Mais aucun pays "progressiste" ne nous offrira cette liberté financière. »
- « Protégez-vous juridiquement. » « Le PACS n'est pas reconnu, le mariage n'existe pas. Investissez dans la protection juridique : testaments, assurances-vie, procurations. C'est non-négociable. Faites-le AVANT d'avoir besoin d'un testament — pas après. »
- « Buenos Aires est votre soupape. » « Si vous avez besoin de vie LGBT assumée, visible, célébrée — BA est à 90 minutes. Marais porteño, pride, bars, culture, liberté totale. C'est la meilleure combinaison : la tranquillité fiscale du Paraguay + la liberté sociale de Buenos Aires. »
- « Votre orientation sexuelle n'est pas un frein fiscal. » « Le fisc français se fiche de votre orientation. Il vous prend 47 % quand même. Le Paraguay se fiche aussi de votre orientation. Il ne vous prend rien. Le choix est mathématique, pas identitaire. »
Conclusion

L'histoire de Thomas et Julien démontre que l'expatriation fiscale au Paraguay est accessible à tous les profils — y compris les couples LGBT. Le Paraguay est un pays socialement conservateur mais personnellement respectueux : la discrétion culturelle est la norme pour tous les couples, l'hospitalité est inconditionnelle, et la vie quotidienne d'un couple gay dans les quartiers expatriés d'Asunción est parfaitement normale et sûre.
Les chiffres parlent : de 95 000 € d'épargne/an à Nantes (déjà confortable) à 262 000 €/an au Paraguay. Différentiel de +167 000 €/an. Patrimoine projeté à 10 ans : 3,8 M€ vs 1,35 M€. Indépendance financière 10 ans plus tôt.
Le compromis est réel : pas de mariage local, pas de PDA en public, scène LGBT limitée à Asunción. Mais Buenos Aires est à 1h30, la protection juridique est structurable (testaments croisés + AV luxembourgeoise), et la qualité de vie quotidienne est objectivement supérieure à Nantes ou Paris sur presque tous les critères.
Thomas conclut : « En France, on était un couple gay dans un pays progressiste qui nous prenait 120 000 € d'impôts par an. Au Paraguay, on est un couple dans un pays conservateur qui ne nous prend rien. Le progressisme ne paie pas nos factures. Le 0 % d'impôt, si. Et l'amour n'a besoin ni de la loi ni de l'impôt pour exister. Il a besoin de liberté. Et la liberté, on l'a trouvée ici. »
Vous êtes un couple LGBT francophone et vous envisagez le Paraguay ? Contactez notre équipe pour un plan de transition personnalisé : résidence individuelle pour chaque partenaire, LLC US, protection juridique du couple (testaments croisés, AV luxembourgeoise, procurations), logement dans les quartiers adaptés. Votre couple mérite la liberté financière — quelle que soit sa configuration.