Entrepreneur québécois au Paraguay : comment Marc-Antoine est passé de 53 % d'impôts à 0 % en 2026
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« Au Québec, j'étais rendu à donner 53 % de ce que je gagnais au gouvernement. Cinquante-trois pour cent. Mon comptable m'avait dit : "Marc-Antoine, tu travailles jusqu'au 15 juillet chaque année juste pour payer tes impôts." Je me suis dit : c'est assez. »
Marc-Antoine Bergeron a 38 ans. Il est entrepreneur québécois, fondateur d'une agence de marketing digital qui facture des clients au Canada, aux États-Unis et en Europe. Quand il s'est installé à Asunción en 2024, il ne connaissait pas un mot d'espagnol et n'avait jamais mis les pieds en Amérique du Sud. Deux ans plus tard, il gère son agence depuis le quartier Villa Morra, ses revenus ont augmenté de 40 %, et il conserve la totalité de ce qu'il gagne grâce à la territorialité fiscale paraguayenne.
Voici son parcours — reconstitué à partir d'un profil représentatif d'entrepreneurs québécois installés au Paraguay. Les prénoms et certains détails ont été modifiés pour respecter la confidentialité.
La situation au Québec : l'étau fiscal le plus serré du continent
Le contexte fiscal québécois
Le Québec est la juridiction la plus taxée d'Amérique du Nord. Pour un entrepreneur comme Marc-Antoine avec 220 000 CAD (~150 000 €) de revenus :
- Impôt fédéral canadien : barème progressif 15-33 %. Taux marginal 33 % au-delà de 235 675 CAD.
- Impôt provincial Québec : barème progressif 14-25,75 %. S'ajoute au fédéral.
- Taux marginal combiné : 53,31 % au-delà de 235 675 CAD (le plus élevé du continent nord-américain)
- Cotisations RRQ (Régime de rentes du Québec) : ~6,4 % employé (plafonné)
- RQAP (Régime québécois d'assurance parentale) : ~0,494 % travailleur autonome
- Assurance-emploi : ~1,4 % (travailleur autonome optionnel mais obligatoire pour employeur)
- TPS (fédérale) + TVQ (provinciale) : 5 % + 9,975 % = 14,975 % combiné
- Taxe scolaire : basée sur la valeur foncière
- Cotisation au FSS (Fonds des services de santé) : ~1,65 % pour travailleurs autonomes
Le calcul de Marc-Antoine
Avec 220 000 CAD de revenus d'agence et un statut de travailleur autonome :
| Poste | Montant (CAD) |
|---|---|
| Revenus bruts | 220 000 $ |
| Charges déductibles (sous-traitants, logiciels, bureau) | -50 000 $ |
| Revenu net imposable | 170 000 $ |
| Impôt fédéral | ~33 000 $ |
| Impôt provincial Québec | ~28 000 $ |
| RRQ + RQAP + FSS | ~10 000 $ |
| Total prélèvements | ~71 000 $ (~48 000 €) |
| Taux effectif | ~41,8 % du revenu net |
Sur les 220 000 CAD bruts, après charges et impôts, il restait à Marc-Antoine environ 99 000 CAD (~67 000 €). À Montréal, avec un loyer de 2 200 CAD/mois (~1 500 €), les dépenses courantes, et le coût de vie élevé, il lui restait à peine 20 000-30 000 CAD d'épargne annuelle.
Les frustrations au-delà des chiffres
Marc-Antoine décrit trois frustrations majeures qui l'ont poussé à partir :
- La visibilité fiscale : « Depuis les acomptes provisionnels trimestriels, tu vois l'argent partir quatre fois par an. C'est pas comme en France avec le PAS mensuel, mais c'est quand même brutal. Tu reçois un chèque de 180 000 $ pis t'en gardes 99 000 $. »
- Le plafond de verre entrepreneurial : « Chaque fois que tu veux embaucher, investir, prendre un risque, tu te rappelles que 50 cents de chaque dollar de profit supplémentaire part au gouvernement. Ça tue l'envie de grandir. »
- L'hiver : « Six mois de frette, de slush, de grisaille. Quand t'es travailleur autonome et que tu travailles de chez vous, les hivers québécois, c'est déprimant. J'avais besoin de soleil. »
La découverte du Paraguay
Le cheminement
Marc-Antoine a d'abord exploré les options classiques pour les Québécois qui veulent optimiser leur fiscalité :
- Se constituer en société par actions (SPA) au Canada : IS fédéral + provincial sur les bénéfices de la SPA (~15-26 % selon revenus), mais double imposition au versement des dividendes. Optimisation limitée.
- Déménager en Ontario ou en Alberta : pas d'impôt provincial de santé en Alberta, taux marginal provincial plus bas. Mais toujours 48-50 % marginal combiné. Et toujours le froid.
- Portugal NHR : envisagé mais régime modifié en 2024. Trop de francophones, trop de tourisme fiscal, trop médiatisé.
- Dubaï : pas de francophonie, coût de vie élevé, culture très différente. « J'suis Québécois, pas Émirati. »
- Paraguay : découvert via un podcast d'expatriation francophone. « Un gars parlait de 0 % sur les revenus étrangers, résidence à 2 500 €, coût de la vie de rien. J'ai pensé qu'y exagérait. J'ai fait mes recherches. Y'exagérait pas. »
Le voyage de repérage
Marc-Antoine a fait un voyage de repérage de 10 jours à Asunción en mars 2024 :
- Visité les quartiers Villa Morra, Carmelitas, Manorá
- Rencontré d'autres expatriés (dont quelques Québécois déjà installés)
- Visité des appartements disponibles à la location
- Rencontré l'équipe de paraguay-resident.com.py pour comprendre le processus de résidence
- Testé l'internet (fibre 300 Mbps dans l'appartement Airbnb qu'il avait loué)
- Mangé de l'asado et bu du tereré
Son verdict après le voyage : « C'est pas le Vieux-Montréal. C'est pas sexy sur Instagram. Mais c'est fonctionnel, c'est abordable, le monde est accueillant, pis y fait 28 degrés en mars. J'étais parti de Montréal à -15. Le contraste a réglé la question. »
L'installation : les 3 premiers mois

Le processus de résidence
Marc-Antoine a lancé sa résidence fiscale paraguayenne en avril 2024 :
- Documents préparés depuis Montréal (passeport, casier judiciaire canadien apostillé, certificat de naissance)
- Arrivée à Asunción début mai 2024
- Processus de résidence : 2 500 €, accompagnement complet
- Cédula paraguayenne obtenue en juillet 2024
- RUC fiscal obtenu dans la foulée
La structure fiscale
- LLC américaine créée au Wyoming : facturation de tous les clients (Canada, USA, Europe) via la LLC
- Mercury Bank : compte business US pour recevoir les paiements
- Stripe : facturation en ligne
- Wise Business : transferts internationaux et paiement sous-traitants
- Compte bancaire paraguayen bi-devise : pour la vie quotidienne
- Comptabilité paraguayenne : 30 €/mois
La coupure fiscale canadienne
Le Canada est connu pour être l'un des pays les plus agressifs en matière de résidence fiscale. Pour couper proprement les liens fiscaux :
- Marc-Antoine a résilié son bail à Montréal
- Fermé ses comptes bancaires canadiens courants (conservé un compte épargne pour faciliter les transitions)
- Vendu sa voiture
- Suspendu sa carte RAMQ (assurance maladie québécoise)
- Informé l'ARC (Agence du Revenu du Canada) et Revenu Québec de son départ
- Rempli le formulaire NR73 (Détermination du statut de résidence) auprès de l'ARC
- Conservé sa citoyenneté canadienne (aucun impact sur la résidence fiscale)
Point important pour les Québécois : le Canada utilise un test de liens de résidence (residential ties), pas un simple test de 183 jours. Tant que vous avez un logement disponible au Canada, un conjoint résident canadien, ou des enfants à charge au Canada, l'ARC peut vous considérer comme résident fiscal canadien. Marc-Antoine a coupé tous les liens pour sécuriser sa position.
L'appartement et la vie quotidienne
Marc-Antoine a loué un 2 pièces meublé dans le quartier Villa Morra :
- Loyer : 550 USD/mois (comparé à 2 200 CAD/mois à Montréal)
- Internet fibre 300 Mbps : 45 USD/mois
- Courses mensuelles : ~200 USD
- Sorties/restaurants : ~150 USD/mois
- Transport (Bolt) : ~50 USD/mois
- Budget mensuel total : ~1 100-1 300 USD (~1 000-1 200 €)
Comparaison Montréal : budget équivalent ~3 500-4 500 CAD/mois. Économie mensuelle sur le coût de vie seul : ~2 000-2 500 CAD/mois (~1 400-1 700 €).
Les résultats après 2 ans

Le bilan financier
| Poste | Québec (avant) | Paraguay (après) |
|---|---|---|
| Revenus bruts agence | 220 000 CAD (~150 000 €) | 310 000 CAD (~210 000 €) — croissance 40 % |
| Charges opérationnelles | 50 000 CAD | 65 000 CAD (plus de sous-traitants pour accompagner la croissance) |
| Impôts + cotisations | 71 000 CAD (~48 000 €) | ~0 CAD (revenus étrangers + LLC US) |
| Frais structure PY | — | ~5 500 CAD (~3 800 €) (LLC + comptable PY + Mercury) |
| Coût de vie annuel | ~55 000 CAD | ~18 000 CAD (~12 500 €) |
| Net disponible annuel | ~44 000 CAD (~30 000 €) | ~221 500 CAD (~150 000 €) |
| Épargne annuelle | ~20 000-30 000 CAD | ~150 000-170 000 CAD |
Marc-Antoine épargne maintenant 5 à 7 fois plus qu'au Québec. En deux ans au Paraguay, il a mis de côté plus que ce qu'il avait accumulé en 8 ans de travail autonome à Montréal.
La croissance du business
Paradoxalement, son business a grandi de 40 % depuis son départ du Québec. Raisons :
- Plus de temps : « Au Québec, je passais 2-3 heures par semaine sur ma comptabilité, mes acomptes, mes TPS/TVQ. Au Paraguay, c'est zéro. Mon comptable fait tout pour 30 $/mois. »
- Plus d'énergie : « Le soleil, le rythme de vie, pas de commute dans la slush à -20. Je suis plus productif, point final. »
- Plus d'argent à réinvestir : « L'argent que je donnais au gouvernement, je le mets dans du marketing, des outils, des sous-traitants. Mon agence grossit parce que je peux réinvestir. »
- Clientèle inchangée : « Mes clients sont au Canada et aux US. Ils s'en fichent que je sois à Montréal ou à Asunción. On fait tout par Zoom et Slack. J'ai même pas dit à certains clients que j'avais déménagé. »
La vie quotidienne à Asunción
Marc-Antoine partage ses impressions après deux ans :
- L'espagnol : « J'ai pris des cours particuliers 3 heures/semaine pendant 6 mois. Mon espagnol est fonctionnel maintenant. Pas parfait, mais je me débrouille au supermarché, au restaurant, chez le médecin. Le Québécois qui parle français et anglais apprend l'espagnol vite — c'est du latin comme le français. »
- La nourriture : « La viande ici est incroyable. Du bœuf de qualité pour presque rien. Par contre, les produits importés (fromage européen, vins français) sont chers. J'ai appris à manger local et c'est parfait. »
- Le social : « J'ai rencontré d'autres Québécois ici — y'en a plus qu'on pense. La communauté francophone est petite mais soudée. Je fais aussi des amis Paraguayens et Argentins. Le monde est chaleureux. »
- Le climat : « C'est l'inverse du Québec. L'été ici (décembre-février) est chaud et humide — 35-40 degrés, c'est tough. Mais l'hiver (juin-août) est parfait : 15-22 degrés, soleil tous les jours. C'est comme un automne éternel. Le deal c'est : au Québec t'endures 6 mois de froid, ici t'endures 3 mois de chaleur. Je prends la chaleur. »
- La sécurité : « J'habite Villa Morra, je me promène le soir, je prends des Bolt partout. J'ai jamais eu de problème. C'est pas Montréal-Nord, mais c'est pas le centre-ville de Montréal non plus. C'est correct. »
- Les sorties : « Buenos Aires est à 1h30 d'avion. J'y vais un week-end par mois. Les chutes d'Iguazú sont à 5h de route. Le Brésil est à côté. Y'a des trucs à faire. C'est pas le Plateau Mont-Royal, mais c'est pas plate non plus. »
Les défis et les surprises
Ce qui a été plus difficile que prévu
- L'administration paraguayenne : « C'est pas le Québec. Les files d'attente, la paperasse, les tampons — c'est un choc culturel. Mais avec le bon accompagnement, ça se gère. Tout seul, j'aurais capté. »
- La distance avec la famille : « Mes parents sont à Québec. Le décalage horaire est juste 1-2h (même fuseau quasiment), mais la distance physique est réelle. Je retourne 2-3 fois par an (en gardant bien moins de 183 jours au Canada). »
- Le guarani : « L'espagnol, ça va. Mais au marché, les gens parlent guarani entre eux. Tu comprends rien. C'est pas un problème dans les quartiers expat, mais c'est dépaysant. »
- La chaleur de janvier-février : « Je m'attendais pas à 40 degrés avec 80 % d'humidité. Les deux premiers étés, j'ai planifié mes voyages pendant cette période. Buenos Aires en février, c'est parfait. »
Ce qui a été plus facile que prévu
- L'internet : « J'avais peur que l'internet soit mauvais. En fait, j'ai de la fibre à 300 Mbps pour 45 $ par mois. C'est meilleur que ce que j'avais à Montréal chez Bell. Mes calls Zoom passent parfaitement. »
- Le système bancaire : « Entre Mercury, Wise et mon compte paraguayen, j'ai jamais eu de problème pour recevoir ou envoyer de l'argent. C'est plus fluide que le système canadien pour les virements internationaux. »
- Garder ses clients : « Zéro client perdu. Mes clients veulent des résultats, pas une adresse postale. Ma LLC US est même plus crédible pour mes clients américains qu'une entreprise canadienne. »
- L'espagnol : « En tant que francophone, l'espagnol s'apprend vite. En 6 mois, je me débrouillais. En 1 an, je pouvais avoir des conversations normales. Le Québécois a un avantage linguistique réel. »
Les leçons pour les Québécois qui envisagent le Paraguay
Les spécificités québécoises à considérer
- Le test de liens de résidence (ARC) : le Canada ne se base pas sur les 183 jours. L'ARC regarde vos liens significatifs (logement, conjoint, dépendants au Canada). Coupez tous les liens pour éviter une requalification. Le formulaire NR73 est votre ami — faites-le valider par un fiscaliste spécialisé mobilité internationale Canada.
- Les acomptes provisionnels : cessez les acomptes auprès de l'ARC et de Revenu Québec dès que vous n'êtes plus résident. Votre dernière déclaration couvre la période du 1er janvier à votre date de départ.
- Le REER/CELI : vos REER (Régime Enregistré d'Épargne-Retraite) peuvent être conservés en tant que non-résident. Les retraits sont soumis à retenue à la source canadienne (25 % pour non-résidents, sauf convention). Le CELI (Compte d'Épargne Libre d'Impôt) perd son avantage fiscal en tant que non-résident (revenus générés dans le CELI pourraient être taxés). Consultez un conseiller financier spécialisé.
- L'assurance maladie : la RAMQ (Régie de l'Assurance Maladie du Québec) cesse de couvrir après votre départ. Prévoyez une assurance santé internationale ou paraguayenne. Coût Paraguay : 60-200 USD/mois (privée) vs 0 $ RAMQ au Québec (mais financée par vos impôts massifs).
- Le passeport canadien : vous conservez votre citoyenneté canadienne et votre passeport. Aucun impact. Et après 3 ans au Paraguay, vous pouvez obtenir la nationalité paraguayenne avec double nationalité = deux passeports.
- Les conventions fiscales : il existe une convention fiscale Canada-Paraguay (limitée). Les dividendes de source canadienne versés à un non-résident sont soumis à retenue (15 % convention vs 25 % taux interne). Si vous gardez des investissements canadiens, vérifiez les implications.
Les conseils de Marc-Antoine
- « Fais ton voyage de repérage. » « Viens 10-14 jours. Visite les quartiers, mange dans les restos, teste l'internet, rencontre des expats. Tu peux pas décider sur un podcast. »
- « Coupe tes liens fiscaux proprement. » « L'ARC est pas stupide. Si tu gardes ton condo à Montréal "au cas où", t'es encore résident fiscal canadien. Vends ou loue, pis coupe. »
- « Apprends l'espagnol. » « On est Québécois, on parle français. L'espagnol, c'est la même famille. En 6 mois de cours, tu te débrouilles. C'est le meilleur investissement de temps que j'ai fait. »
- « Planifie tes retours au Canada. » « Je retourne voir ma famille 2-3 fois par an, 2-3 semaines à chaque fois. Ça fait 6-9 semaines par an au Canada. Bien en dessous de 183 jours. Je documente tout. »
- « Prépare-toi au choc culturel. » « Le Paraguay, c'est pas le Québec. La bureaucratie est différente, le rythme est différent, les standards sont différents. Accepte-le. Tu vas t'adapter. Les Québécois sont résilients. »
- « Fais-toi accompagner. » « J'aurais jamais fait ça tout seul. L'équipe de paraguay-resident m'a guidé sur tout : résidence, LLC, banque, comptabilité. C'est le meilleur 2 500 € que j'ai dépensé de ma vie. »
Le bilan personnel
Marc-Antoine résume son expérience en trois phrases :
- Financièrement : « Je garde maintenant 95 % de ce que je gagne, au lieu de 45 %. En deux ans, j'ai constitué une épargne que je n'aurais jamais eue en 10 ans au Québec. Mon patrimoine grandit exponentiellement. »
- Professionnellement : « Mon business a grandi de 40 %. Je suis plus motivé, plus productif, plus ambitieux. Quand tu gardes chaque dollar que tu gagnes, tu veux en gagner plus. Le Paraguay m'a redonné le goût d'entreprendre. »
- Personnellement : « Je vis au soleil, je mange bien, je stresse pas pour mes impôts. Ma qualité de vie est objectivement supérieure. La seule chose qui me manque, c'est la poutine. Et les hivers — non, ça, ça me manque pas. »
Les chiffres sur 5 ans
| Projection sur 5 ans | Scénario Québec | Scénario Paraguay |
|---|---|---|
| Revenus cumulés (5 ans, croissance 10 %/an) | ~1 340 000 CAD | ~1 890 000 CAD |
| Impôts cumulés | ~440 000 CAD | ~0 CAD |
| Coût de vie cumulé | ~275 000 CAD | ~90 000 CAD |
| Frais structure cumulés | ~25 000 CAD | ~27 500 CAD |
| Épargne cumulée sur 5 ans | ~275 000 CAD (~185 000 €) | ~1 400 000 CAD (~950 000 €) |
Différentiel sur 5 ans : +1 125 000 CAD (~765 000 €). En cinq ans au Paraguay, Marc-Antoine aura accumulé plus d'un million de dollars canadiens d'épargne supplémentaire par rapport au scénario québécois.
Conclusion

L'histoire de Marc-Antoine est celle de centaines de Québécois entrepreneurs qui découvrent le Paraguay chaque année. Le Québec offre une qualité de vie exceptionnelle — culture vibrante, nature spectaculaire, système social solide — mais au prix de la fiscalité la plus lourde du continent (53,31 % marginal). Pour un travailleur autonome digital dont les clients sont internationaux, ce prix est devenu irrationnel en 2026.
Le Paraguay offre l'alternative : 0 % sur revenus étrangers, coût de la vie 60-70 % inférieur à Montréal, résidence à 2 500 €, LLC US pour la crédibilité nord-américaine, climat ensoleillé 300+ jours par an, communauté francophone en croissance, et Buenos Aires à 1h30 d'avion pour les week-ends.
Le calcul de Marc-Antoine est devenu le calcul de sa génération : est-ce que la poutine et les hivers valent 71 000 $ d'impôts par an ? Pour lui, la réponse est non. Pour 150 000+ CAD d'épargne annuelle supplémentaire, il a choisi le soleil, le tereré, et la liberté fiscale.
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