Paraguay ou Îles Canaries en 2026 : la ZEC à 4 % face à la territorialité à 0 %
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Les Îles Canaries sont le secret le mieux gardé de l'optimisation fiscale européenne. Cet archipel espagnol au large de l'Afrique abrite un régime unique dans l'Union : la ZEC, Zona Especial Canaria, qui taxe les bénéfices des entreprises éligibles à seulement 4 % d'impôt sur les sociétés. Quatre pour cent, dans l'UE, avec accès au marché unique, conformité RGPD, facturation en euros et plus de 300 jours de soleil par an. Sur le papier, c'est le rêve. En pratique, les conditions d'éligibilité, les obligations d'emploi et la fiscalité personnelle espagnole transforment ce rêve en puzzle complexe.
Le Paraguay, de l'autre côté de l'Atlantique, offre sa territorialité : les revenus étrangers hors du champ de l'impôt, sans conditions, sans obligation d'emploi, sans investissement minimum, sans la complexité réglementaire européenne. Ce comparatif confronte les deux régimes sur la fiscalité, le cœur du sujet, puis sur le coût de vie, la résidence, la qualité de vie et le profil optimal pour chaque destination.
Dimension 1 : la fiscalité
La ZEC : comment ça marche
La ZEC est un régime d'aide d'État régionale autorisé par la Commission européenne pour stimuler le développement des Canaries. Son autorisation court jusqu'à fin 2027, avec une prolongation probable mais jamais garantie.
| Aspect | Détail |
|---|---|
| Taux | 4 % d'impôt sur les sociétés pour les entités éligibles, contre 25 % en régime espagnol standard, dans la limite d'un plafond de bénéfices lié au nombre d'emplois créés. Pour le minimum requis, le plafond avoisine 1,8 million d'euros de bénéfice annuel, largement suffisant pour une PME. |
| Conditions d'éligibilité | Une entité nouvelle, créée dans la ZEC, exerçant une activité éligible (tech, services aux entreprises, commerce international, industrie légère ; la finance, l'immobilier local et le commerce de détail sont exclus), créant au moins 5 emplois réels dans les six premiers mois sur Gran Canaria ou Tenerife (3 sur les îles mineures), réalisant un investissement de 100 000 € en actifs fixes dans les deux premières années (50 000 € sur les îles mineures), avec un administrateur résident fiscal aux Canaries et une substance économique réelle : bureau, employés, opérations. La ZEC n'est pas un régime boîte aux lettres, et la substance est vérifiée. |
| Durée | Autorisation en cours jusqu'à fin 2027. Le régime a été prolongé plusieurs fois depuis sa création en 2000, mais chaque prolongation dépend d'une nouvelle approbation européenne, dans un contexte où l'impôt minimum mondial met les régimes dérogatoires sous pression. C'est un risque réglementaire que la loi paraguayenne de 2019, sans date d'expiration, ne comporte pas. |
La ZEC face à la territorialité paraguayenne
| Aspect | Paraguay | Canaries |
|---|---|---|
| Principe | Territorialité stricte, loi 6380/2019 : les revenus de source étrangère sont hors du champ de l'impôt. | Imposition mondiale espagnole, avec un IS réduit à 4 % pour les seules entités ZEC éligibles. Les Canaries restent l'Espagne : les résidents y sont imposés sur leurs revenus mondiaux. |
| Impôt sur les sociétés | IRACIS de 10 % sur les bénéfices de source paraguayenne ; une LLC américaine détenue par un résident paraguayen relève de la territorialité, sans imposition locale sur ses revenus étrangers. | 4 % via la ZEC, sous conditions lourdes ; 25 % hors ZEC ou au-delà du plafond. Le 4 % bat le 10 % paraguayen sur le papier, mais il coûte 5 emplois, 100 000 € et une substance vérifiée, quand le régime paraguayen ne coûte rien. |
| Impôt sur le revenu des personnes physiques | IRP de 8 à 10 % sur les seuls revenus de source paraguayenne. | IRPF au barème progressif, jusqu'à environ 47 % de taux marginal. Pour un freelance à 100 000 € par an, taux effectif de l'ordre de 30 à 38 %. Comparable à la France. |
| Le piège du double étage | Sans objet : structure transparente, pas de double imposition société-personne. | Le même piège qu'en Irlande : les 4 % s'appliquent aux bénéfices qui restent dans la société. Pour les utiliser personnellement, il faut les sortir : salaire imposé au barème jusqu'à 47 %, ou dividendes imposés dans la base épargne de 19 à 28 %. Taux effectif combiné : environ 22 à 31 %. Mieux que le régime espagnol standard, très loin du zéro paraguayen. |
| Taxes sur la consommation | IVA de 10 %. | Les Canaries sont hors de la zone TVA européenne : elles appliquent l'IGIC, à 7 % en taux standard, contre 21 % en Espagne continentale. Un vrai avantage canarien, même face au Paraguay. |
| Successions | 0 %. | L'impôt espagnol sur les successions existe, mais la communauté autonome canarienne applique un abattement de 99,9 % sur les transmissions en ligne directe : quasi-zéro effectif en famille. Égalité pratique avec le Paraguay, et un net avantage sur le reste de l'Espagne. |
| Plus-values et crypto | 0 % sur les plus-values de source étrangère ; obligation déclarative crypto auprès de la DNIT au-delà de 5 000 USD par an, Résolution 47/2026, purement informative. | 19 à 28 % dans la base épargne, sur tout : immobilier, titres, crypto. S'y ajoutent des obligations déclaratives lourdes sur les actifs détenus à l'étranger, comptes, titres, immobilier au-delà de 50 000 €, et cryptoactifs, avec des pénalités sévères en cas d'omission. L'Espagne est l'un des pays les plus stricts d'Europe sur ce terrain. |
| Cotisations sociales | Aucune cotisation obligatoire pour un freelance structuré en LLC américaine. | La cuota de autónomo est obligatoire pour tout indépendant : de l'ordre de 300 à 530 € par mois selon les revenus, soit 5 000 à 6 000 € par an pour un freelance à revenus confortables. Un coût fixe, dû même les mois sans chiffre d'affaires, en contrepartie de la sécurité sociale espagnole. |
| Convention fiscale avec la France | Aucune. | Oui, avec échange automatique d'informations : le fisc français accède à vos données fiscales espagnoles. |
| Stabilité | Élevée : loi codifiée, sans date d'expiration. | Incertaine à horizon 2027 : le sort de la ZEC dépend d'une réapprobation européenne dans un environnement défavorable aux régimes dérogatoires. |
Le calcul complet : freelance à 100 000 € par an
| Poste annuel | Paraguay (LLC US) | Canaries, société ZEC | Canaries, autónomo sans ZEC |
|---|---|---|---|
| Impôt sur les sociétés | 0 € | ~4 000 € | sans objet |
| Sortie des bénéfices ou IRPF | 0 € | 18 000 à 25 000 € | 30 000 à 38 000 € |
| Cotisations sociales obligatoires | 0 € | 5 400 à 6 400 € | 5 400 à 6 400 € |
| Comptabilité et frais | ~2 400 € | 3 000 à 6 000 €, la gestión espagnole étant complexe et trimestrielle | 2 000 à 4 000 € |
| Total prélèvements et frais | ~2 400 € | ~30 400 à 41 400 € | ~37 400 à 48 400 € |
| Revenu net | ~97 600 € | ~59 000 à 70 000 € | ~52 000 à 63 000 € |
Le verdict chiffré : le Paraguay laisse 97 600 € sur 100 000. Les Canaries en laissent 59 000 à 70 000 avec une ZEC, 52 000 à 63 000 sans. L'écart avec le Paraguay est de 28 000 à 39 000 € par an, soit 140 000 à 195 000 € sur cinq ans. La ZEC divise l'impôt espagnol par deux ; elle ne rivalise pas avec le zéro paraguayen. Et rappelons l'essentiel : un freelance solo, sans employés ni 100 000 € à investir, n'est même pas éligible à la ZEC. Il relève de la colonne de droite.
Dimension 2 : le coût de la vie

| Poste mensuel | Paraguay (Asunción) | Canaries (Las Palmas / Tenerife) |
|---|---|---|
| Loyer, deux chambres | 500 à 900 USD | 700 à 1 400 €, en hausse sous l'afflux de nomades digitaux et de résidents de longue durée |
| Charges | 80 à 150 USD | 80 à 180 € : électricité plus chère au kilowattheure, mais ni climatisation intensive ni chauffage nécessaires, climat oblige |
| Alimentation | 300 à 600 USD | 300 à 600 € : produits locaux abordables, poisson frais, restaurants à 10-20 € le repas |
| Santé | 50 à 300 USD, au choix | Couverte par les cotisations autónomo obligatoires ; assurance privée complémentaire de 50 à 200 € en option |
| Transport | 80 à 200 USD | 50 à 200 € : îles compactes, bus corrects, essence moins chère qu'en péninsule |
| Aide ménagère à temps plein | 200 à 350 USD | 1 200 à 1 800 €, salaire minimum espagnol et cotisations employeur comprises : quatre à six fois le coût paraguayen |
| Loisirs | 100 à 300 USD | 100 à 400 € : plages et randonnées gratuites, style de vie outdoor naturellement économe |
| Total, personne seule | 1 200 à 2 200 USD | 1 800 à 3 500 € |
Verdict coût de vie : les Canaries coûtent 50 à 70 % de plus que le Paraguay, mais nettement moins que la France métropolitaine. Pour un Français, c'est un coût de vie raisonnable dans un cadre européen ; pour qui cherche le minimum absolu, le Paraguay reste sans rival.
Dimension 3 : résidence et immigration
| Aspect | Paraguay | Canaries (Espagne) |
|---|---|---|
| Accès pour un Français | 90 jours de tourisme, puis résidence temporaire en 2 à 4 mois, avec un seul voyage et deux jours sur place via notre service de résidence fiscale paraguayenne, dès 1 400 €. | Libre circulation européenne : installation immédiate, sans visa ni procédure migratoire. Un certificat d'enregistrement de citoyen de l'Union et un NIE, l'identifiant fiscal espagnol, obtenus en quelques jours, et tout est en place. |
| Créer la structure fiscale avantageuse | LLC américaine pour quelques centaines de dollars, ou SRL locale : aucune condition d'emploi ni d'investissement. | Une société espagnole inscrite au registre ZEC : constitution devant notaire, capital minimum, validation de l'activité éligible, un à trois mois de procédure et 2 000 à 5 000 € de frais, puis 100 000 € d'investissement obligatoire et 5 embauches. Le ticket d'entrée du 4 % se compte en centaines de milliers d'euros d'engagements. |
| Naturalisation | 3 ans, double nationalité de fait. Voir notre guide sur la double nationalité franco-paraguayenne. | 10 ans de résidence continue, l'un des délais les plus longs d'Europe. Point notable : la France et l'Espagne ont une convention de double nationalité, un Français naturalisé espagnol conserve donc sa nationalité d'origine. Mais pour un Français, le passeport espagnol n'apporte presque rien de plus que le sien. |
Verdict immigration : pour poser ses valises, les Canaries gagnent haut la main : la libre circulation est imbattable. Pour entrer dans le régime fiscal favorable, le rapport s'inverse brutalement : dès 1 400 € et zéro condition au Paraguay, contre des centaines de milliers d'euros d'engagements pour la ZEC.
Dimension 4 : la qualité de vie

| Aspect | Paraguay | Canaries |
|---|---|---|
| Climat | Subtropical, plus de 300 jours de soleil, mais des étés à 40 °C et plus. | Le « printemps éternel », l'un des meilleurs climats du monde : 18 à 28 °C toute l'année, océan modérateur, ni canicule ni froid. Objectivement supérieur, même au climat paraguayen. |
| Plages et nature | Pas de littoral ; nature intérieure peu valorisée. | Exceptionnelles : sable noir volcanique, dunes dorées, plages blanches et spots de surf, un volcan de 3 700 mètres classé à l'UNESCO, des paysages lunaires, des forêts primaires et l'un des meilleurs ciels d'astronomie de la planète. Une densité de paysages unique pour un si petit territoire. |
| Sécurité | Taux d'homicides de 7 à 9 pour 100 000. | Autour de 0,7 pour 100 000 : parmi les endroits les plus sûrs du monde. Quelques pickpockets en zone touristique, rien de plus. |
| Santé | Privé de bon niveau à Asunción, public insuffisant. Voir notre guide santé de l'expatrié au Paraguay. | Le système public espagnol, de bonne qualité, couvert par les cotisations, avec des hôpitaux universitaires sur les deux îles principales et la péninsule à deux heures et demie de vol pour les cas très pointus. |
| Langue | Espagnol. | Espagnol également, avec un accent canarien proche des accents latino-américains. Aucune différence d'effort linguistique entre les deux destinations : un point souvent oublié. |
| Internet et communauté | Fibre à Asunción, communauté d'expatriés réduite. | Fibre rapide partout en zone urbaine, et Las Palmas est l'un des premiers hubs de nomades digitaux d'Europe : coworkings, rencontres hebdomadaires, communauté francophone significative. |
| Connexions et fuseau horaire | Liaisons régionales seulement ; 5 à 6 heures de décalage avec Paris, favorables mais réelles. | Paris à 4 heures de vol direct, toute l'Europe en low-cost, et une seule heure de décalage avec la France : réunions, famille, clients, tout reste synchronisé. Les Canaries sont, littéralement, la France au soleil à un fuseau près. |
Verdict qualité de vie : les Canaries signent probablement le meilleur score de qualité de vie de tous nos comparatifs : climat parfait, plages, sécurité maximale, santé solide, Europe à portée de main et décalage horaire insignifiant. Le Paraguay conserve le coût de vie et l'aide à domicile accessible. Sur le quotidien pur, les Canaries dominent.
Dimension 5 : la synthèse
| Dimension | Paraguay (/10) | Canaries (/10) | Avantage |
|---|---|---|---|
| Fiscalité personnelle sur revenus étrangers | 10 | 3 | Paraguay |
| Taux effectif combiné société + sortie | 10 | 5 | Paraguay |
| Coût d'entrée dans le régime favorable | 10 | 4 | Paraguay |
| Plus-values et crypto | 10 | 4 | Paraguay |
| Coût de vie | 9 | 6 | Paraguay |
| Stabilité fiscale à long terme | 9 | 5 | Paraguay |
| Naturalisation | 8 | 5 | Paraguay |
| Climat | 7 | 10 | Canaries |
| Plages | 1 | 9 | Canaries |
| Sécurité | 7 | 10 | Canaries |
| Santé | 6 | 8 | Canaries |
| Accès au marché unique | 2 | 10 | Canaries |
| Fuseau horaire pour clients européens | 6 | 10 | Canaries |
| Connexions aériennes vers l'Europe | 3 | 10 | Canaries |
| Communauté de nomades digitaux | 3 | 9 | Canaries |
| Score global | 101/150 | 108/150 | Canaries au quotidien, Paraguay au patrimoine |
Quel pays pour quel profil
Le Paraguay est fait pour vous si :
- Votre priorité est le 0 % intégral : revenus, plus-values, crypto, successions, sans emploi à créer ni 100 000 € à investir.
- Vous êtes freelance solo : vous n'êtes de toute façon pas éligible à la ZEC, et le régime espagnol standard vous coûterait 35 à 48 % tout compris.
- Vous n'avez pas besoin du marché unique européen pour facturer vos clients.
- Vous voulez le coût de vie minimal et une aide à domicile accessible.
- Vous visez une naturalisation rapide : trois ans contre dix.
- Vous refusez de bâtir sur un régime à date d'expiration : la ZEC dépend d'une réapprobation en 2027, la loi paraguayenne de rien.
- Vous détenez des cryptomonnaies : hors du champ de l'impôt au Paraguay, contre 19 à 28 % plus des déclarations lourdes en Espagne.
Les Canaries sont faites pour vous si :
- Votre priorité est la qualité de vie européenne : le meilleur climat de nos comparatifs, des plages superbes, une sécurité maximale, la France à 4 heures de vol et 1 heure de décalage.
- Vous dirigez une vraie entreprise avec une équipe : si vous avez, ou prévoyez, 5 salariés et de l'investissement, les conditions ZEC se remplissent naturellement, et 4 % d'IS dans l'Union européenne ne se trouve nulle part ailleurs.
- Votre activité exige le marché unique : facturation SEPA, RGPD, clients institutionnels européens.
- Vous voulez rester proche de la famille et du monde francophone sans renoncer au soleil : les Canaries sont l'expatriation sans déracinement.
- Vous acceptez en conscience un taux effectif de 22 à 31 % en structure ZEC, ou de 35 à 48 % en indépendant, comme prix de ce cadre de vie.
La stratégie hybride
- Résidence fiscale au Paraguay : le 0 % total, la base patrimoniale.
- Séjours aux Canaries, nettement sous les 183 jours par an pour rester non-résident fiscal espagnol : le climat, les plages, la proximité française, sans l'IRPF ni la cuota de autónomo.
- Et si votre activité exige une présence commerciale européenne, une société espagnole peut servir de filiale de facturation pour vos clients de l'Union, pendant que vous restez résident fiscal paraguayen. Structure exigeante, conseils fiscaux dans les deux juridictions et substance réelle indispensables, mais optimale pour les profils qui en ont l'envergure.
Les cinq erreurs à éviter dans ce choix
- Croire que la ZEC est faite pour les freelances solo. Cinq emplois, 100 000 € d'actifs fixes, substance vérifiée : un indépendant seul derrière son ordinateur ne remplit aucune de ces conditions. Il paie l'IRPF plein, plus les cotisations. La ZEC est un outil de PME, pas de one-man-show.
- Oublier la cuota de autónomo. 300 à 530 € par mois, obligatoires, dus même les mois à zéro chiffre d'affaires. Cinq à six mille euros par an que la plupart des comparatifs passent sous silence, et que le Paraguay ne prélève pas.
- Sous-estimer la machine administrative espagnole. Déclarations trimestrielles, gestoría à 150-500 € par mois, obligations déclaratives sur les actifs étrangers, pénalités sévères. Au Paraguay, la comptabilité DNIT coûte 30 € par mois et tient sur un calendrier simple.
- Bâtir au-delà de 2027 sur la ZEC. Le régime a toujours été prolongé, et rien ne garantit qu'il le sera encore, dans un monde d'impôt minimum mondial hostile aux niches d'IS. Si la ZEC tombe, ses entités passent de 4 à 25 %. La territorialité paraguayenne, elle, n'a pas de date de péremption.
- Négliger les déclarations d'actifs étrangers. Compte bancaire américain, portefeuille de titres, bien immobilier au Paraguay : au-delà de 50 000 €, tout se déclare chaque année en Espagne, cryptoactifs compris, sous peine de sanctions. L'obligation demeure lourde même après l'encadrement des pénalités par la justice européenne. Le Paraguay n'a pas d'équivalent.
Conclusion

Les Canaries et le Paraguay répondent à deux questions différentes. Les Canaries répondent à « où vivre le mieux possible en restant dans l'Union européenne » : climat parfait, plages, sécurité, France à quatre heures, et un régime d'entreprise remarquable, à 4 %, pour qui a la taille de s'y qualifier. Le Paraguay répond à « où payer le moins possible, le plus simplement possible » : zéro sur tout, sans condition, sans équipe, sans investissement imposé, dans un cadre de vie plus modeste.
Pour un freelance solo, le choix est mathématique : 0 % contre 35 à 48 % tout compris, soit 140 000 à 195 000 € d'écart de patrimoine en cinq ans. Pour un entrepreneur avec une équipe et des clients européens, la ZEC mérite un vrai examen : 4 % d'IS dans l'UE est unique. Et pour qui refuse de choisir, la résidence paraguayenne assortie de séjours canariens sous 183 jours combine le zéro de l'un et le printemps éternel de l'autre.
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